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dimanche 10 août 2008

Carte postale Niçoise

Nice ! Promenade des anglais, plages de petits galets bondées de septuagénaires tannées par le soleil, farniente, mer calme et bleue sous un soleil radieux...
Le beau temps est agréable à tous. La canicule par contre, c'est plus discutable. Les nuits en pointillés se suivent et se ressemblent tant la chaleur est écrasante, alors que le reste de la France est sous les orages. Mais même à demi privé de sommeil, Nice est une ville bien agréable. Ses ruelles colorées s'enchaînent, encombrées de boutiques à souvenirs et de restaurants, et embouteillées de touristes en tongues à 1 euro 50 qui vous violent l'entre-deux orteils. Si la gastronomie, délicieusement influencée par l'Italie toute proche, est un élement vital de la ville, le spectacle de la rue l'est tout autant.

En terrasse, la petite robe est de rigueur, dévoilant parfois un sein, blanc sous la ligne de démarcation du maillot de bain, adorable rondeur porcelaine sur un écrin de mélanine et de coton.
Quant aux plages, elles sont parsemées de beautés slaves, toutes en jambes et en moues boudeuses, chaperonnées par une matriarche au visage sévère, incarnation de la Mère Russie, ou un père, au physique de tueur à gage ou de haut fonctionnaire d'un parti reconverti à un capitalisme sans foi ni loi.

La chance avec Nice c'est que la cagole se fait plutôt rare, si bien qu'on a finalement l'impression que la ville est remplie de jolies filles pleines de charme. Exit la vulgarité.

dimanche 3 août 2008

Neutre comme la Suisse

La neutralité des réseaux n'est pas un vain mot pour les défenseurs d'un Internet sans frontière ni péage. Chacun devrait d'ailleurs prendre conscience que cette neutralité est fragile, et que des lobbies d'opérateurs internet sont bien décidés à y mettre un terme. En mots de tous les jours, cela signifierait que si vous êtes abonnés à Internet chez le fournisseur X, vous pourriez bien avoir des problèmes pour accéder à Youtube, ou à des contenus hébergés par l'entreprise Y. Pire, vous pourriez vous voir interdir ou facturer l'usage de certains protocoles. En tant qu'entreprise, vous devriez payer plus cher pour que les abonnés de tel ou tel fournisseur d'accès puissent accéder à vos serveurs.

L'entreprise Proxad (Online, Free, Dedibox, ...) a déjà recours à ces procédés. Par exemple, une connexion vers un serveur Dedibox sera très lente si vous êtes aux États Unis, alors qu'elle sera rapide si vous êtes en France. Un téléchargement de fichier hébergé sur dl.free.fr sera très rapide si vous êtes sur une connexion ADSL Free, mais d'une lenteur dissuasive chez n'importe quel autre opérateur.
Dans un domaine similaire, on a constaté que le fournisseur d'accès américain Comcast a tenté de bloquer l'utilisation de Bittorrent par des procédés douteux.

Face à ces menaces, l'Electronic Frontier Foundation a commencé à travailler sur un logiciel client-serveur qui sera capable de déterminer si le traffic réseau émis par une machine a été modifié entre la source et la destination. Ce logiciel, Switzerland, est en version 0, donc encore largement inutilisable par le grand public. Néanmoins, son fonctionnement est prometteur, et j'ai déjà pu effectuer quelques tests avec l'aide d'autres utilisateurs.

Le principe de fonctionnement de Switzerland est le suivant :

  • Un serveur Switzerland tourne quelque part sur internet
  • Les utilisateurs (vous, moi, des serveurs web/mail/... sur internet) lancent le client Switzerland sur leur machine et se connectent au serveur Switzerland
  • Les utilisateurs se connectent les uns aux autres et échangent des données (vous relevez vos mails, nous partageons une ISO de FreeBSD via Bittorrent, ...)
  • Votre client Switzerland calcule un checksum des paquets que vous envoyez vers moi, ou vers un service en ligne qui utilise le client Switzerland
  • Chaque checksum est envoyé au serveur central Switzerland
  • Le client Switzerland du destinataire des paquets calcule à son tour le checksum du paquet, et les envoie au serveur Switzerland
  • Le serveur Switzerland compare les checksums des paquets, pour détecter les modifications
Dans le cas où une modification est détectée, le serveur Switzerland demande alors aux clients impliqués dans la connexion de lui envoyer les paquets complets, et non plus les checksums. Ainsi, il peut se livrer à une analyse détaillée de ce qui a été modifié. Donc tant qu'il n'y a pas de problème, vos échanges restent absolument privés. Mais dès l'instant où un opérateur modifie des informations dans vos échanges, certaines données seront transmises au serveur Switzerland.

switzerland diagram copyright EFF - under creative commons licence

Switzerland est encore loin d'être utilisable. C'est un logiciel en plein développement. Néanmoins, si vous souhaitez le tester voici quelques remarques :

  • Lisez bien tout ce qu'on vous dit sur http://www.eff.org/testyourisp/switzerland
  • Vous devez avoir une installation de Python pas trop ancienne
  • Vous devez avoir une horloge parfaitement synchronisée
  • Si vous utilisez open-ntpd comme moi, veillez à ce que ntpdc soit hors d'atteinte (renommez le)
  • Si comme moi vous n'utilisez pas ntpd (soit rien, soit autre chose), utiliser l'option -u 0
  • Actuellement, le serveur de test officiel est cassé, vous pourrez trouver d'autres adresses de serveur sur le wiki officiel
  • Vous devrez probablement désactiver votre firewall pour les tests, les NAT peuvent aussi poser quelques soucis
  • Sous Linux, si le client meure en disant "...Check for Large Segment Offloading on gigabit Ethernet cards...", essayez de régler le problème avec la commande `ethtool -K eth1 tso off` (à adapter en fonction de votre configuration)
  • C'est un logiciel connecté qui tourne en root, donc la prudence habituelle est de rigueur

mardi 29 juillet 2008

Recevoir les mails de periodic sous Mac OS X Server 10.5

Les BSDistes de tout poil sont habitués aux emails envoyés chaque nuit, chaque semaine, et chaque mois à l'issue du lancement des scripts periodic. Sous Mac OS X, le résultat de ces scripts en par défaut renvoyé dans les fichiers /var/log/daily.out /var/log/weekly.out et /var/log/monthly.out. Néanmoins, l'administrateur avisé aura tôt fait de les diriger vers son mail en utilisant un fichier /etc/periodic.conf.local comme celui-ci :

daily_output=root
weekly_output=root
monthly_output=root
La formule fonctionne parfaitement pour FreeBSD ou Mac OS X 10.4, mais pas pour Mac OS X Server 10.5.4. Launchd semble présenter un bug qui l'empêche de gérer la création du mail post-periodic. On lit alors cette erreur dans /var/log/system.log :
Jul 29 03:17:42 myserver com.apple.launchd[1] (com.apple.periodic-daily[...]):
 Stray process with PGID equal to this dead job: PID ... PPID 1 sendmail
C'est fâcheux, mais ne nous laissons pas abattre, car il existe une solution. Contrairement à ce qu'on peut lire à droite et à gauche, il ne faut pas modifier la configuration de Postfix, et laisser les références à Cyrus tranquilles. La solution est plutôt du côté de launchd. Certains ont mis en évidence que le mail sera bien généré si au lieu d'exécuter simplement le periodic, on exécute en plus et juste après une petite pause.
Après quelques tests, j'ai trouvé que c'est une solution assez satisfaisante. Sur le plan fonctionnel elle est parfaite, mais elle n'est pas idéale, car elle impose de modifier des fichiers fournis par Apple. Donc cette correction est susceptible d'être perdue au détour d'une mise à jour du système.

J'ai choisi de modifier les plist de launchd correspondant aux lancements de periodic :

[edit] : En réalité, la modification des plists com.apple.periodic* n'a pas donné le résultat escompté sur le terrain. Sur mon serveur de test, les mails de periodic étaient bien envoyés, mais sur mes serveurs de production, 3 machines sur 4 n'ont pas réussi à envoyer les mails pour le daily. Par ailleurs, le nombre d'erreurs dans les log système a sensiblement augmenté.

J'ai donc décidé de restaurer les fichiers com.apple.periodic* dans leur état d'origine et de modifier à la place la commande periodic. J'ai renommé /usr/sbin/periodic en /usr/sbin/periodic_orig, puis j'ai créé un script shell nommé /usr/sbin/periodic :

#!/bin/bash
/usr/sbin/periodic_orig $@
sleep 1
Ainsi, le lancement par launchd de la commande `periodic daily` va en réalité lancer `/usr/sbin/periodic_orig daily` (donc le script periodic original), puis va lancer `sleep 1`, ce qui suffit à launchd pour pouvoir générer le mail de résultat de periodic.

J'ai comme l'impression qu'avec launchd, on n'a pas fini d'en baver...

lundi 21 juillet 2008

À corps ouvert

La Sucrière, lieu d'exposition lyonnais (surtout couru pendant la biennale d'art contemporain), reçoit jusqu'au 3 août 2008 Our Body, À corps ouvert. Cette exposition anatomique présente des corps humains conservés par traitements chimiques et bains de polymères (formol, acétone... que des bonnes choses). Les corps sont répartis (qui a dit "éparpillés" ?) dans six salles. Certains sont entiers, plus ou moins écorchés, et mis en situation : sur un vélo, avec un arc, en joueur d'échec. D'autres sont présents sous la forme de fragments enfermés dans des vitrines thématiques dont certaines rappellent étrangement des vitrines de boucher. Pour finir, certains spécimens sont découpés en tranches, aussi fines que la charcuterie lyonnaise : un à deux centimètres d'épaisseur.

Je passe sur les préoccupations éthiques de base, que beaucoup ont déjà très justement exprimées. En dehors du spectacle, plutôt moyen au demeurant, je remarque surtout l'aspect financier de l'opération. Les promoteurs ont invoqué la nécessité de partager le savoir, de rendre accessible à tout le monde ce que seuls nos cher(e)s étudiant(e)s en médecine touchent du doigt. Blah blah blah. Le battage médiatique surfant sur le sensationnalisme, le tarif dissuasif de cette exposition (15€50), et les 5€ supplémentaires à débourser pour un audioguide : tout concourt à invalider la thèse du partage du savoir.

Pour le tarif d'un couple avec un audioguide (36€) vous avez à portée de bourse un large éventail de bouquins d'anatomie à lire et relire en famille au coin du feu. Et en prime, vous n'encouragerez pas les obscures filières d'approvisionnement en macchabés de l'industrie de spectacle.

lundi 14 juillet 2008

Du Wilson, du Powers, du Willis

Mysterium Robert Charles WilsonJ'ai découvert Robert Charles Wilson en lisant Spin, et j'avais adoré. J'avais besoin de me changer les idées après le très insuffisant Fiction spécial N° 2 (Les Noëls électriques), toujours pas fini d'ailleurs. J'ai donc balayé les réticences que la quatrième de couverture de Mysterium m'inspirait, et j'ai attaqué la lecture de ce recueil de nouvelles. Le bilan est mitigé. On est balladé entre roman de jeunesse et nouvelle primée, sans pour autant prendre un vrai bon gros plaisir de lecture. Néanmoins, j'ai été agréablement surpris par le traitement de Mysterium. Wilson a su éviter le cliché, même si à mon avis, la fin est mauvaise. Bref c'est distrayant, mais c'est un gros pavé qui ne laisse que peu de souvenirs.

A deux pas du neant Tim PowersAvec À deux pas du néant, Tim Powers livre un roman dans le même genre que Les puissances de l'invisible. J'ai néanmoins l'impression qu'À deux pas du néant est plus léger que ce dernier. Cela dit, les deux lectures sont séparées par presque 5 ans, et je ne saurai faire une comparaison point par point de ce qui m'a plus ou moins plus dans ces deux romans. Simplement, je ne suis pas totalement emballé par À deux pas du néant. Pas totalement satisfait de sa densité, et même si il est agréable à lire, voire très agréable si on est fan de Tim Powers, il ne m'a pas accroché comme a pu le faire Les puissances de l'invisible.

Passage Connie WillisAprès avoir très longtemps hésité, mais acculé par le manque de lecture, j'ai jeté mon dévolu sur Passage, de Connie Willis. Après les deux précédents, je craignais d'être déçu. Ce ne fut pas le cas. Même si il est moins pétillant que Sans parler du chien, et moins désespéré que Le grand livre, voilà enfin un roman que j'ai eu du mal à lâcher. Bien qu'un peu long par moment (plus de 920 pages tout de même), ce pavé est très agréable à lire. Les personnages y sont admirablement croqués, et le thème des expériences de mort iminentes est enfin abordé avec science et raison (ma plus grosse crainte était que ce ne soit pas le cas). Il ne m'est pas possible d'en dire plus sans dévoiler le gros ressort dramatique du roman, donc si 920 pages d'idées sur la mort ne vous font pas peur, c'est à vous de jouer.

dimanche 29 juin 2008

Campus d'été Agnosys 2008

Je reviens tout juste du Campus d'été d'Agnosys (Cannes Palace Hôtel), où j'ai suivi la formation Directory Services 10.5 en avant première galactique (avec comme formateur un Laurent Pertois nu-pied). J'avoue que je me suis régalé. C'était, tant sur le plan technologique que sur le plan humain, un séjour inénarrable. L'équipe était très sympathique, et notre assistante Maître d'Hôtel a su nous combler avec ses mojitos et sa bonne humeur (Rayanne, si tu me lis : un grand merci !).
Ça fait très skyblog, mais j'en profite pour passer le bonjour aux stagiaires du groupe, particulièrement l'équipe de Nancy, BeMac, les (bretons-)suisses... J'espère tous vous re-croiser dans un an.
J'ai bien quelques regrets, au nombre desquels la paresse qui m'a dit de laisser mon matos photo à la maison, et le timing trop serré de la formation qui nous a empêché de passer la certification dans la foulée. Mais le plus dur c'est tout de même de revenir. Toutes les bonnes choses ont une fin.

lundi 16 juin 2008

Phénomènes, quand hollywood se fout de ma gueule

Inutile d'en faire des tonnes, on comprend dès le titre que le dernier film de Shyamalan ne m'a pas vraiment plu. Tout d'abord, comme la plupart des films de cet auteur-réalisateur, Phénomènes (The Happening) est un film jetable. On le voit une fois, puis c'est fini. Ce n'est pas le genre de film qu'on souhaite avoir dans sa vidéothèque. Ensuite, l'acteur principal a autant de charisme qu'une brique, et son jeu est assez plat. Il doit exceller dans les rôles de sergent. Pour finir, le scénario enchaîne les clichés et les poncifs. Pas assez vite, heureusement, pour qu'on s'ennuie vraiment, mais suffisamment pour qu'on s'en rende compte.
J'ai trouvé particulièrement honteux certains aspects de la mise en scène et du scénario. Notamment, certains dialogues véhiculent une "prudence scientifique" qui rappelle douloureusement ces stickers que les lobbies créationnistes parviennent à imposer dans les livres de biologies américains. On assiste aussi des effets dignes des pires nanars, comme la scène où une lionne mord son gardien au dessus du poignet, et où le bras complet de ce dernier se décroche au dessous de l'épaule sans que le type ne vacille.
Bref, encore un film dans le quel les américains sont martyrisés, encore un film qui agite le spectre du terrorisme (et donc qui lui donne de la force), et encore un film mou. Enlevez les 5 premières minutes, et vous aurez un film complètement raté.

mardi 3 juin 2008

Changer le verre de visée de l'EOS 40D

Le verre de visée, ou focusing screen in english, est un élément essentiel d'un bon appareil photo reflex. Monsieur compact s'en moque bien, car son œilleton de visée est petit et presque inutile, mais pour le reflex, c'est l'organe de visée principal, celui dans le quel votre œil regarde pendant la prise de vue. Il est donc important qu'il soit de bonne qualité et qu'il corresponde à vos besoins de photographes.
Canon propose pour son EOS 40D (entre autre), 3 verres de visée différents : le modèle standard fourni avec l'appareil, et deux verres optionnels respectivement Ef-S et Ef-D. Ces deux derniers sont vendus pour 25 à 30 euros pièce, dans une boîte de rangement, avec un outils spécial pour le montage et le démontage.

verre de visée Canon Ef DJe ne rentre pas dans le détail des spécifications de ces deux focusing screens. Néanmoins j'ai testé le montage du verre Ef-D, et je peux témoigner de la très grande facilité de la manipulation. Le mode d'emploi fourni par Canon est clair, et en quatre mouvements, l'affaire est réglée.
Je n'ai malheureusement pas eu le réflexe de me chronométrer, mais j'estime que le changement de verre m'a pris environ une minute. La petite pince fournie est parfaitement adaptée et si on prend le temps de lire plusieurs fois le mode opératoire, la substitution est enfantine. Quelques conseils de prudence tout de même :

  • Pour changer le verre de visée, il faut accéder à l'intérieur du boîtier, donc il faut faire bien attention à travailler dans un endroit exempt de poussières.
  • Il faut bien lire le mode d'emploi, plusieurs fois pour s'en imprégner, cela permet d'aller plus vite et donc de limiter l'exposition du boîtier à la poussière.
  • Il ne faut pas se précipiter, et procéder avec calme.
L'image ci-dessus est prise dans le viseur du 40D (avec un compact), après montage du verre Ef-D.

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